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House of Souls

exposition photographique et immersive sur le deuil périnatal : prochains lieux et dates à venir ! Stay tuned !

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Précédemment exposée chez Sea of Clouds en Janvier 2022 et au Grand Hospice en octobre/novembre 2022

House of Souls est une exploration intime du parcours de femmes et d’hommes confrontés à une fausse couche ou à une mort in utéro.

En créant une alcôve où la photographie sert de tremplin à la circulation de leurs paroles, je nous invite toutes et tous à nous confronter à la réalité de ces évènements.

En avançant dans le processus de création photographique et en suivant leur parcours de deuil vers une forme de résilience, nous accédons à la nécessité d’une meilleure prise en compte collective de leurs traversées. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Je ressens peut être plus les choses qui se passent dans mon ventre parce que je pense que quand on a été à l’écoute, c’est bête, mais ce genre de gargouillis, de choses comme ça… Je les ressens plus… Ou des mouvements qu’on peut avoir dans l’utérus. Ces choses-là je les ressens plus, qui peuvent d’ailleurs être ressenties comme des coups… Je touche mon ventre encore souvent aujourd’hui, c’est une maison »

Julie M.

« Je me demande si on se rend compte des choses quand on ne passe pas par ces expériences-là, et à quel point il se passe des choses dans notre corps. Parce que je t’avoue que, admettons, si j’avais eu mes deux filles, je ne sais pas si je me serais autant écoutée, si je me serais autant posée de questions sur mon corps, autant été à l’écoute…  En fait c’est comme si je renaissais à moi-même, parce que je suis dans quelque chose de plus authentique à moi-même. »

Julie D.

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Préambule

Depuis que je suis très jeune, je suis comme envoûtée par les ventres. Cette région cachée derrière le nombril, cet espace central du corps, où tout commence. Le ventre, l’image de la vie par excellence, où la vie apparaît, parfois miraculeusement, puis grandit ou disparait. Pour les femmes et aussi pour les hommes, le ventre, le sacral, représente l’énergie vitale. C’est le lieu des émotions qu’on montre, crie, dévoile, garde enfouies. Certains l’appellent le « deuxième cerveau » : reflet de nous-mêmes, de notre histoire passée, de nos blessures. Il détient la mémoire du corps, de ce corps, de notre corps. Un esprit peut oublier mais notre corps n’oublie jamais. Ce ventre est pour moi comme l’encre indélébile de notre vie, de notre passé, de nos blessures, de nos forces. C’est un véritable miroir de ce que nous sommes, voulons être. Notre maison de l’âme.

Je pense depuis plusieurs années à créer un projet photographique autour de ce que j’appelle “House of Souls” - la maison des âmes. Il y a quelques mois, l’appel de ces ventres est venu me rattraper d’une façon viscérale alors que j’ai fait ce qu'on appelle communément (malheureusement?) une "fausse couche". La sensation primaire de vie s’est confrontée pour la première fois brutalement à celle de la mort.

Dans un bout de moi, quelque chose s’est rompu.

Quelque chose qui, je le sens intimement, me suivra pour toujours. Très vite, des questions sont venues me chambouler ; elles sont intimement liées à l’envie de donner vie à ce projet d’exposition.

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Le Dispositif

D'autres lieux pour exposer ?

 

 

 

 

 

 

 

Pourquoi est-on autant percuté par quelqu’un qu’on perd alors qu’on ne le connaît pas ou qui n’est pas encore ‘quelqu’un’ ? Pourquoi est-il si difficile de l’évoquer ailleurs qu’en soi ? Pourquoi avons-nous besoin de transformer cet événement en quelque chose de ‘positif’, d’en faire quelque chose ? Comment montrer la vie qui se renouvelle en parlant de la mort ?

Ces réflexions mêlées évoquent quelque chose qui nous touche au plus profond de ce que l’on est. Une fracture intime, invisible… et pourtant bien réelle. La plaie ouverte d’une parole difficile à libérer et à entendre pour l’autre, que ce soit dans le cercle privé, amical, familial ou à plus grande échelle.

Ces premiers sentiments m’ont donné envie de me renseigner sur les histoires d’autres parents ayant été confrontés à cette perte, celle d’un fœtus ou d’un bébé à l’intérieur du ventre de la mère. J’ai alors recueilli des témoignages de mamans et de papas endeuillés parfois depuis plusieurs années. Toutes et tous, m’ont remis en évidence le fait d’une parole impossible à dire. Où seuls les cercles de parents endeuillés, les thérapeutes spécialisés, semblaient formés à recevoir cette parole, et à l’entendre, la comprendre, lui donner un sens. Il y avait donc un besoin évident de dire, dans un spectre plus large, sans honte, ni tabou. Sans jugement. De sortir de soi pour interpeller le collectif.

Aussi, parallèlement, j’ai pris personnellement conscience d’un véritable deuil à faire et de quelque chose à ‘transformer’. Que cela soit dans la fausse couche ou dans la perte d’un bébé in utéro, toutes et tous m’ont relayé ce deuil d’un « quelqu’un » pour qui l’on avait souvent projeté très tôt beaucoup de choses ; des souvenirs à vivre et à partager ensemble. Et aussi étrange que cela puisse paraître, même dans une grossesse arrêtée de façon précoce, cette sensation s’exprimait dans la plupart des cas. Chez les deux, le corps marqué de la femme par une présence, même courte, m’a donné l’envie de créer un espace pour cette trace indélébile à garder, et à faire voir.

Lorsque j’ai décidé de terminer les entretiens par la prise photographique du ventre de la femme j’avais pour désir, au travers de ce volume s’imposant en cadre serré à l’image, de montrer cette « trace » qu’on garde en soi, qui n’a pas pu sortir de soi, et qui pourtant reste, le temps passant, indélébile. Une forme d’abstraction fantomatique qui tout à coup, prend toute la place de ce que l’on peut observer. D’une histoire qui s’ouvre et se dévoile, d’une fracture intime qui s’exprime et qui se révèle féconde d’autre chose.

Car ce deuil dans lequel les parents sont inévitablement plongés, est souvent vécu très différemment par les très proches, l’entourage professionnel ou les amis. Le bébé n’ayant pas pu être présenté, vu ou complètement formé dans tout ce qui ferait de lui un être humain ; il y a un vrai choc entre le ressenti des parents, qui ont nourri depuis plus ou moins longtemps la venue de ce bébé et se confrontent au vide, à l’absence, par rapport aux ressentis des personnes extérieures, pour qui cette conscientisation ne s’est pas faite concrètement et dont le corps n’a pas été impacté. Il y a un non-événement pour les proches, la rencontre de l’enfant mort se faisant dans un cercle très restreint qui n’est pas un événement social. Ni sa vie, ni sa mort ne l’étant.

Le processus photographique et ces réflexions m’ont donné l’envie de travailler autour de cette parole à recevoir, de ce chemin de deuil à entamer par les parents, pour arriver, malgré tout, à en sortir quelque chose ; de ce chemin de compréhension de la part de la société sans gommer l’événement ou leur parentalité. Tous, étaient dans un ‘devenir parents’, avaient commencé ce processus de parentalisation. Ce qui m’intéresse c’est de nous mettre toutes et tous face à leur parole, face à cette partie d’eux-mêmes qui est endeuillée, face à ces ventres imprégnés non pas de quelque chose de « faux » ou d’un événement lambda et, au travers de leur travail de deuil et de résilience de nous questionner nous-mêmes sur une nécessité d’évolution dans notre rapport à ces morts précoces.

Cette exposition est une volonté d’entrer en dialogue avec le visiteur, d’ouvrir au soi de chacun et de poser la question de l’intime au sein du collectif.

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Scénographie/Mise en espace/Exposition

Après deux premières mises en espace de l'exposition à Bruxelles, je prépare actuellement de nouvelles scénographies pour d'autres lieux en Belgique, France, Suisse. Depuis le début, mon envie est que l'exposition continue de "vivre" et s'adapte à chaque nouvel endroit, quel qu'il soit, afin de s'adresser au plus grand nombre. La scénographie est donc revue, modifiée, entièrement, à chaque nouvelle exposition pour une présentation singulière et inédite à l'endroit. 

Vous avez un lieu ? Vous souhaitez exposer ?

Contactez-moi à loupasbl@gmail.com 

Un film documentaire ?

Ouverture / la suite après l’exposition : House of Souls, le documentaire

Accompagnée d'Anthony Rey et de la société de production Hélicotronc, je travaille au développement du film documentaire House of Souls.

Nous sommes d'ailleurs à la recherche de nouveaux témoignages :

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House of souls _ Grand Hospice
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Qui suis-je?

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Rose Denis

Rose est une actrice et auteure-réalisatrice belge. Installée auparavant plusieurs années à Paris, elle se forme en actorat dans plusieurs établissements. En tant qu’auteure et réalisatrice, elle étudie les langues et littératures romanes, la scénographie, les arts du spectacle puis se forme en réalisation. A la suite d’une première immersion créative, elle tourne son premier court-métrage, L’Appel du caribou. Seule et en co-écriture, elle écrit par la suite plusieurs scénarios de courts et longs métrages (Et si les murs pouvaient parler, Je le peux, La maison de poupée…), ainsi qu’une pièce de théâtre Meurtres à Cripple Creek qui reçoit en 2016 le Petit Molière ‘Meilleur spectacle humour’. Fin 2016, elle reçoit la Bourse coup de Foudre SACD pour le projet théâtral Donne-moi la mort dont j’ai besoin. Actuellement, elle travaille sur différents projets et notamment : en production pour son premier long métrage L'Innocence Sauvage, le film documentaire House of Souls sur le deuil périnatal, une pièce de théâtre en tant qu'auteure et actrice, Fauve, et plusieurs autres projets en fiction.

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l'asbl Loup

Loup est le prénom que j'aurais voulu donné au bébé que j'ai perdu. Son nom est désormais celui de mon asbl qui a pour but d’encourager l’expression artistique singulière belge, la mise en avant de jeunes créateurs et la création de projets sortant des standards et du cadre classique (multi supports, multi médiums, thématiques sociétales complexes ou confrontantes,…) sous toutes ses formes, et d’en sensibiliser le public. Elle s’attèlera à favoriser le dialogue et la synergie entre différentes types d’arts.

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Sea of Clouds - centre de flottaison & d'expérience sensorielle

Le lieu nous a accueilli gratuitement pour les entretiens filmés et les photographies et a continué de nous soutenir en nous permettant d'exposer pour la première fois à Bruxelles en janvier 2022.

Merci

UN MERCI TOUT PARTICULIER à toutes les mamans et les papas que j'ai rencontrés, et rencontre encore, et qui me font/m'ont fait confiance en partageant leurs histoires et expériences. Aux équipes médicales et aux associations avec qui j'ai commencé à travailler pour le film documentaire.

 

Merci à Nastasja Saerens, Charlotte Cristin, Ayrton Heymans, Guillaume Jacquart, Hugo Corson pour leur travail précieux dans la concrétisation du projet.

Le chemin continue, grâce à vous toutes et tous.

Soutenir le projet

Vidéo réalisée dans le cadre du crowdfunding mis en place pour la première exposition :

Soutenez le projet en apportant un don (merci), en achetant le livre de l'expo (20€) en payant par carte bancaire via Sumup ou en faisant un virement directement sur le compte de l’ASBL

BE46 3632 1222 5936 - LOUP ASBL 

Extrait de mon passage chez Vivacité pour VivaWeekend à l'occasion de l'exposition mise en place au Grand Hospice : 

L'article d'Agapa France pour mettre en avant le travail sur l'expo, le film :

cliquez ici

Retrouvez l'épisode 34 du podcast "Virage" : "Transformer une épreuve de vie en art" cliquez ici

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